Médaille d'Or du Mérite dans les Beaux-Arts
Gouvernement espagnol · 2010, remise par le Prince des Asturies.
Le mythe
Né du compás et forgé sur scène. Voici l'histoire de la façon dont un danseur de Córdoba a transformé le flamenco en phénomène universel.
Photo: courtesy of the artist
Joaquín Cortés (Córdoba, 1969) est, sans doute, le danseur qui a porté le flamenco le plus loin. D'une famille gitane, il a trouvé dans la danse sa langue et son destin. À quinze ans, il a intégré le Ballet Nacional de España, avec lequel il a foulé le Metropolitan de New York et le Palais du Kremlin à Moscou. Mais son ambition était ailleurs : créer un langage propre. En 1992, il a fondé sa compagnie et s'est lancé dans le monde. Il n'a jamais regardé en arrière.
D'une famille gitane, le compás fut sa langue maternelle. La danse, un destin écrit avant de naître.
À quinze ans, il intègre le Ballet Nacional de España. Il foule le Metropolitan de New York et le Kremlin de Moscou.
Il fonde sa propre compagnie et se lance dans le monde. Il brise le purisme pour fusionner flamenco, ballet et danse contemporaine.
Costumes de Giorgio Armani, tournée dans plus de quarante pays et plus d'un million et demi de spectateurs. Le flamenco remplit les stades et le Royal Albert Hall.
Il crée «Live» au Royal Albert Hall de Londres. Cinéma avec Carlos Saura et présence dans la culture populaire du monde entier.
Une oeuvre dédiée à sa mère. Premio Lunas del Auditorio Nacional de México. Racine, mémoire et duende dans leur forme la plus pure.
Le Gouvernement espagnol lui remet la Médaille d'Or du Mérite dans les Beaux-Arts, remise par le Prince des Asturies, pour ses 25 ans de carrière.
Le retour. Son oeuvre la plus personnelle : toute une vie de danse à nouveau au service de l'art.
En ses mots
Joaquín Cortés
Prix et reconnaissances
Gouvernement espagnol · 2010, remise par le Prince des Asturies.
Auditorio Nacional de México · 2009 et 2010, pour «Calé».
Design pour la tournée «Pasión Gitana».
Les grandes scènes du monde.
Reconnaissance de son engagement social.
«Flamenco» et présence dans la culture populaire.
Héritage et avenir
Des couvertures dans le monde entier, des scènes sur les cinq continents, un nom qui a transcendé la danse pour devenir une icône. Mais la légende ne vit pas de son passé : chaque représentation est une première fois, chaque compás une réaffirmation. L'héritage de Joaquín Cortés n'est pas une archive : c'est une flamme qui continue de brûler. Le meilleur reste à danser.
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L'Oeuvre